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Plus qu’un simple toit, un point d’ancrage

L’accès à un logement abordable constitue un point de départ pour les réfugiés

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14 juin 2016 // par Gisèle Bolduc
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Des recherches réalisées dans de grandes villes canadiennes montrent que les familles nombreuses ont difficilement accès à un logement approprié. Les organismes responsables de l’établissement des réfugiés syriens pris en charge par l’État ont été confrontés à cette réalité, entre autres à Ottawa, Toronto et Vancouver. Dans un article paru récemment dans Options politiques, la professeure Damaris Rose du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS met en lumière certains enjeux touchant le logement pour les réfugiés.
 
L’accès à un logement abordable représente un défi majeur pour les réfugiés généralement traumatisés par ce qu’ils ont vécu et possédant peu de ressources matérielles. Souvent désavantagés par rapport aux autres immigrants, les réfugiés vivent plus longtemps dans des logements surpeuplés. Toutefois, la situation diffère selon la catégorie de réfugiés. Ainsi, les Syriens parrainés par le privé lors de l’opération Bienvenue aux Syriens auraient moins de difficultés à s’établir que les réfugiés pris en charge par l’État, étant plus scolarisés et ayant de plus petites familles—à condition d’être bien appuyés par le mentorat et l’aide matérielle de leurs parrains.
 
L’auteure fait ressortir aussi l’importance de la géographie urbaine dans l’établissement des réfugiés. Il est souvent plus facile de trouver des logements abordables dans de petites villes, ce qui explique le choix d’y installer les réfugiés. Par exemple, au Québec, 75 % des réfugiés syriens pris en charge par l’État ont été installés à Québec, à Gatineau ou des petites villes. Toutefois, cela soulève d’autres difficultés quant à l’accès à des ressources spécialisées dont les réfugiés ont besoin, et au transport en commun souvent peu disponible en région. 
 
« L’accès à un logement décent permettrait aux nouveaux arrivants d’investir plus rapidement dans la formation professionnelle, l’acquisition de compétences linguistiques et d’autres démarches favorisant une sortie des rangs des travailleurs pauvres », soutient la professeure Damaris Rose.
 
La construction de logements sociaux pour les grandes familles et les familles multigénérationnelles et la réhabilitation résidentielle seraient deux avenues à privilégier selon la professeure Rose pour améliorer les conditions de logement des nouveaux arrivants ayant de faibles revenus ou de certains réfugiés qui ne seront pas en mesure de s’intégrer au marché du travail dans un avenir rapproché. 
 

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