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L'INRS et le Cégep Garneau publient un rapport sur le cinéma québécois dans l’environnement collégial

Faire découvrir le cinéma québécois aux jeunes en milieu collégial

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17 septembre 2019
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Une recherche menée conjointement par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et le Cégep Garneau révèle que le milieu collégial pourrait devenir un acteur de premier plan pour faire découvrir le cinéma québécois aux jeunes. L’équipe de recherche a profité du bouillonnement culturel déclenché par le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) pour dévoiler aujourd’hui, le mardi 17 septembre 2019, ses conclusions qui trouveront écho auprès de l’ensemble du milieu de l’éducation.
 
 
Connaissance limitée du cinéma québécois
L’équipe de recherche constituée du professeur Christian Poirier de l’INRS et des professeurs Marianne Gravel et Laurent Pelletier du Cégep Garneau a choisi un des cégeps de la ville de Québec comme terrain d’étude où 424 étudiants et 178 professeurs ont été questionnés. L’étude a permis de cerner, chez les étudiants, un intérêt modéré à l’égard du cinéma québécois et des connaissances limitées.
 
Professeur Christian Poirier
 
« Cette recherche a permis d’éclairer les différentes facettes de la citoyenneté culturelle tout en mettant les participants à l’étude dans une posture d’apprenants scolaires, mais également dans une posture d’apprenants citoyens », dit le professeur-chercheur à l’INRS, Christian Poirier.
 
À un test de connaissances portant sur le cinéma québécois, les étudiants obtiennent une moyenne de 4,6/10 alors que les professeurs obtiennent 8,1/10 au même test. De plus, 57 % des étudiants ne réussissent pas à nommer cinq films québécois. Par rapport à leur fréquentation du cinéma québécois, seuls 5 % des répondants déclarent avoir vu plus de six films québécois lors de la dernière année et 14% disent n’en avoir vu aucun. Ont-ils envie d’en apprendre plus à son sujet et de l’explorer ? À cela, 9% des étudiants répondent qu’ils le connaissent déjà bien, 48 % souhaitent le découvrir et 43 % ne le connaissent pas beaucoup et ne désirent pas en apprendre plus.
 
Parallèlement, les chercheurs ont voulu savoir comment les jeunes réagiraient une fois exposés à six productions cinématographiques québécoises réalisées entre 1964 et 2014 (liste des films en annexe) et quels gains pédagogiques pourraient s’en dégager. Un laboratoire de visionnement de style « ciné-club », incluant des projections de longs-métrages et d’extraits, des lectures, des présentations et des échanges, a été mis en place à cet effet.  Cette expérience a permis d’examiner pendant six semaines les réactions de 25 étudiants ayant accepté de participer au projet de recherche. Ces étudiants, tous inscrits au cours complémentaire intitulé « Le cinéma autrement, » provenaient de différents programmes pré-universitaires et techniques. Les chercheurs ont noté un gain d’intérêt à l’endroit du cinéma québécois au fur et à mesure du déroulement de l’expérience.  La majorité des étudiants ont soit consolidé, soit développé un lien positif avec le cinéma québécois. 
 
 
Une portée pédagogique très intéressante
Plus de la moitié des étudiants du Cégep Garneau (52 %) arrivent au collégial sans aucune formation cinématographique. Au moment de la collecte de données, 22 % des professeurs du Cégep Garneau avaient déjà eu recours à l’outil cinéma québécois en classe. Ici, nous abordons un élément central : malgré le faible intérêt pour le cinéma québécois manifesté par les jeunes dans leur vie culturelle extrascolaire, ce dernier serait accueilli avec enthousiasme s’il est vu au cégep.
 
Devant l’idée qu’un professeur ait recours à un extrait ou à un film québécois : 1% réagissent de manière très négative, 3 % de manière négative, 38 % de manière positive et 33 % de manière très positive (le quart se disent neutres). Les chercheurs estiment que cette ouverture favorise grandement la réussite des initiatives pédagogiques liées à l’outil-cinéma québécois. 
 
« Plusieurs participants du ciné-club ont dit avoir développé une expertise en cinéma et se sont sentis plus à l’aise avec le langage cinématographique », affirme la professeure-chercheure Marianne Gravel, qui a piloté la recherche. « Mais ça va plus loin: ils ont réalisé que les films pouvaient avoir des répercussions diverses sur eux, tant sur les plans identitaires que pédagogiques, et que tout ça pouvait s’avérer précieux ailleurs que dans le cours », poursuit-elle. 
 
Le rapport Le cinéma québécois dans l’environnement collégial : Le potentiel éducatif d’un patrimoine cinématographique commun sera déposé à la fin du mois de septembre 2019. Cette recherche a été réalisée avec le soutien du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Elle s’inscrit dans le cadre du Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA 2018-2019).
 
Source : Communiqué de presse sur le site du FCVQ

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