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Un partenariat ancré à l’INRS et financé par le CRSH met en relation plusieurs universités et de nombreuses organisations autochtones

Le monde autochtone et les défis du vivre-ensemble

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27 août 2014 // par Gisèle Bolduc
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Trop souvent les politiques publiques destinées aux populations autochtones n’atteignent pas leurs objectifs, car les approches et les logiques d’action qui les sous-tendent ne correspondent pas aux approches, perspectives, savoirs, besoins et aspirations des Autochtones eux-mêmes; elles engendrent même parfois des conséquences indésirables. Dans ce contexte, comment faire en sorte que s’accomplissent des changements sociaux profonds et durables au sein des communautés et sociétés autochtones susceptibles d’assurer une plus grande justice sociale et un vivre-ensemble plus équitable et plus serein? Pour répondre à cette question, des chercheurs universitaires travailleront en étroite collaboration avec des leaders, intervenants et intellectuels autochtones dans le cadre du projet « Le monde autochtone et les défis du vivre-ensemble : gouvernance, pluriculturalisme et citoyenneté » piloté par la professeure Carole Lévesque du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS. Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) a octroyé à ce projet une subvention de partenariat de 2,6 M$ dollars.

 

Ce partenariat de recherche vise à mieux comprendre les réalités autochtones à partir du terrain, à reconstruire les clés de compréhension et d’analyse des phénomènes sociaux, à documenter les efforts qui émanent des instances et des communautés elles-mêmes et qui sont encore trop souvent passés sous silence ou volontairement invisibilisés. Ce partenariat propose une autre lecture de la réalité en prenant acte des récents changements qui s’opèrent dans le monde autochtone afin de mettre en lumière les contributions et initiatives des Autochtones à la transformation de leurs conditions socioéconomiques, de caractériser les mécanismes de changement et les pratiques de leadership, de gouvernance et de participation citoyenne en milieu rural et urbain, et d’évaluer l’impact social, économique, politique et culturel de l’émergence d’une société civile autochtone, à l’échelle nationale comme à l’échelle internationale. Une grande importance est également accordée à la formation des étudiants et du personnel de recherche autochtones.

 

« L’implication accrue des Autochtones dans la recherche constitue pour notre partenariat un préalable incontournable afin de mieux comprendre et documenter, de l’intérieur, les logiques d’action et les stratégies de développement en matière d’éducation, de santé, de services sociaux, de développement durable et de développement socioéconomique, notamment. L’existence d’un tel partenariat constitue en soi un espace de réconciliation, de partage et d’action entre Autochtones et non-Autochtones », soutient la professeure Lévesque, également directrice de DIALOG, le Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones.

 

D’une durée de sept ans, ce partenariat innovera en proposant de nouvelles activités de coproduction des connaissances et la création de corpus de référence inédits, en faisant connaître les initiatives autochtones, en proposant un regard comparatif national et international et en donnant une impulsion nouvelle aux questionnements sur la gouvernance, les politiques publiques, la société civile autochtone, les relations entre Autochtones des milieux urbains et Autochtones des collectivités rurales/isolées, de même que sur les relations entre citoyens autochtones et non autochtones.

 

« Porté par DIALOG, le projet repose sur des expériences de collaboration particulièrement réussies entre le monde universitaire et le monde autochtone depuis plus d’une décennie. L’INRS confirme ainsi son engagement en matière de valorisation des connaissances, mais aussi sa capacité institutionnelle à mobiliser des chercheurs de différentes disciplines et universités ainsi que des leaders et acteurs clés du monde autochtone autour de mêmes objectifs », souligne le vice-recteur à la recherche et aux affaires académiques, monsieur Yves Bégin.

 

Outre l’INRS, quatre universités québécoises (Concordia, UQAM, UQAT, Université Laval) et plusieurs organisations autochtones du Québec (Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Femmes autochtones du Québec, Institut Tshakapesh, Conseil tribal Mamuitun) travailleront de concert avec des universités et des organisations autochtones du Canada, du Mexique et de la Nouvelle-Zélande.

 

À propos du CRSH

Le CRSH finance des partenariats qui permettent aux chercheurs, à leurs collègues et aux organisations partenaires de relever toutes sortes de défis de façon novatrice : revoir des interprétations du passé, tracer de nouvelles voies pour explorer le présent ou chercher des solutions pour l’avenir. Les programmes Savoir, Connexion et Talent visent à appuyer l’excellence de la recherche en sciences humaines, les activités de mobilisation des connaissances et la formation de la prochaine génération de chercheurs et de chefs de file de la société.

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