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Vers une main-d’œuvre plus scolarisée et multiculturelle

Une meilleure intégration des immigrants : une solution d’avenir

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5 mars 2014 // par Gisèle Bolduc
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Le vieillissement de la population canadienne entraîne un déclin du taux de participation de la population active et hausser les niveaux d’immigration n’y changera rien. Par contre, une meilleure intégration économique des immigrants et des minorités pourrait atténuer significativement ce déclin. C’est ce que montrent les projections réalisées par le professeur Alain Bélanger et l’étudiant-chercheur Nicolas Bastien du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS. Publiée dans la réputée revue scientifique Population and Development Review, cette étude analyse les futures transformations de la population active au Canada, mettant en lumière une surqualification à la hausse des travailleurs et une pénurie potentielle de travailleurs moins qualifiés.

 

Les résultats obtenus indiquent que la main-d’œuvre canadienne sera plus âgée, scolarisée et multiculturelle. On relève que près d’un tiers des travailleurs pourraient être nés à l’étranger en 2031, selon les différents scénarios évalués par l’équipe du professeur Bélanger. Pour arriver à ces conclusions, elle a pris en compte les facteurs démographiques, les taux de scolarisation et de participation et les obstacles à l’intégration économique des immigrants pour projeter l’impact qu’ont ces facteurs sur la taille et la composition de la population active.

 

Couramment véhiculée, l’idée d’une pénurie de main-d’œuvre au Canada devant être comblée par une augmentation de l’immigration est remise en question par l’analyse. En effet, aucune pénurie de main-d’œuvre n’est anticipée selon les projections, la population active continuant de croître au cours des prochaines décennies. Par contre, cette croissance serait surtout attribuable à l’arrivée de diplômés universitaires alors que la main-d’œuvre moins scolarisée serait en baisse.

 

L’étude démontre aussi qu’admettre plus d’immigrants n’a aucun effet sur le taux d’activité si le niveau d’activité des nouveaux arrivants demeure plus faible que celui de la population d’accueil. C’est pourquoi les auteurs font valoir qu’il serait plus profitable d’encourager les départs à la retraite plus tardifs et d’améliorer la conciliation travail-famille, en plus de mettre de l’avant des solutions pour mieux intégrer les immigrants et minorités visibles. ♦

 

 

En complément :

 

Article : Bélanger, Alain, et Bastien, Nicolas. (2013). “The Future Composition of the Canadian Labor Force: A Microsimulation Projectionˮ, Population and Development Review, 39(3): 509-525.

 

Résumé de la recherche en anglais

 

Communiqué en anglais

 

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