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Maude Pugliese

Familles, finances, inégalités

Intérêts de recherche

Projets en cours

Mes recherches actuelles portent sur les liens entre les dynamiques familiales, les finances personnelles et les inégalités socio-économiques. Je m’intéresse notamment aux nouvelles dynamiques familiales, telles que la plus grande instabilité des unions et la réduction de la taille des familles, et à la façon dont celles-ci peuvent alimenter l’endettement des ménages en réduisant l’accès au soutien familial informel. Je m’intéresse aussi aux modes de transmission intergénérationnelle de la richesse qui prennent actuellement forme dans la société québécoise contemporaine, à la suite du recul du mariage et de la réduction de la fécondité. Finalement, un troisième axe de recherche, mené en collaboration avec Hélène Belleau, interroge les principes de redistribution de la richesse au sein des couples québécois. Les couples affichant des revenus inégaux ont-ils tendance à partager leurs richesses de façon à créer plus d’égalité économique entre les partenaires? Dans quelles circonstances les couples adoptent-ils des comportements égalitaires et quelles sont leurs motivations?

 

Projets antérieurs

Mes projets antérieurs ont interrogé l'importance de la propriété de la résidence parmi les familles de classe moyenne dans le contexte états-unien. Les familles de la classe moyenne tendent effectivement à posséder leur résidence aux États-Unis, tout comme d'ailleurs les familles aisées. Par contre, la propriété de la résidence engendre des conséquences fort différentes chez les familles aisées et chez celles de la classe moyenne. Alors que les plus riches peuvent aisément détenir une résidence et investir dans des actifs financiers, la propriété de la résidence tend à limiter les investissements financiers chez les familles de la classe moyenne, car elles sont des actifs couteux et indivisibles. Les actifs financiers, toutefois, affichent en moyenne des taux de rendement plus élevés que la propriété foncière. Pourquoi donc les familles de la classe moyenne possèdent-elles souvent une résidence? Pourquoi ne pas louer celle-ci et investir plus abondamment dans les produits financiers de façon à obtenir des taux de rendement plus élevés sur le capital? Mes travaux antérieurs ont abordé cette question.

 

J’ai notamment identifié que les familles de la classe moyenne se sont tournées vers la propriété foncière seulement dans les années 1940 aux États-Unis. Auparavant, elles investissaient plus fréquemment dans les actifs financiers. En grande partie, cette transition a été provoquée par l’émergence des prêts à tempérament pour financer l’achat de maisons et par la prohibition concomitante de l’utilisation de tels prêts dans l’achat de titres financiers. Les prêts à tempérament étaient effectivement des outils d’investissement prisés de ces familles puisque leur utilisation leur permettait de se forcer à épargner et également de devenir plus indépendantes financièrement de la parenté él

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